Salut à tous,
Je dois commencer un VIE à New York en Janvier 2012, et dois bientôt rencontrer les RH de l'entreprise à ce sujet.
A lire beaucoup de posts ici, beaucoup ont eu plusieurs avantages.
Sauf que j'ai parlé à une VIE récente là-bas qui m'a dit qu'elle a eu zéro aides, si ce n'est le billet d'avion + les bagages contractuels.
Est-ce que vous savez si légitimement, j'ai le droit de demander au moins un hébergement initial pour les jours suivant mon arrivée? De ma connaissance, dans le cas d'un contrat non-VIE, toutes les entreprises que j'ai rencontré proposent un truc du genre une semaine d'hôtel, un partenariat avec une agence immobilière...
Donc voilà, je suis assez surpris de voir que ma boîte n'offre rien pour New York, sachant qu'un hôtel coûte les yeux de la tête et que j'imagine que ça ne doit pas être évident de trouver un logement...
Si vous avez des conseils, je suis preneur. Je ne sais pas trop comment prendre cette négociation, et vu qu'on me dit que, VIE comme internes, les employés de l'entreprise à New York ont eu zéro aides, je commence à me dire que je vais galérer! D'autant que commencer le 1 janvier me fait arriver pendant les fêtes, donc les hôtels coûtent encore plus cher que d'habitude, et j'imagine que les gens doivent être en pause donc ce ne sera pas évident de trouver un appart'...
Merci d'avance!!
Décidément, les Québécois d’aujourd’hui ne ressemblent pas aux Canadiens français d’hier…
Alors que nos ancêtres étaient des coureurs des bois qui aimaient le risque, la liberté et l’aventure, nous demandons au gouvernement de régler tous nos problèmes et passons notre temps accrochés aux mamelles de l’État.
Qu’est-il arrivé pour que nous passions ainsi de lions à brebis ?
L’ÉTAT-PARENT
Si vous vous posez la question, vous devez acheter Pour en finir avec le gouvernemaman, de Joanne Marcotte, un livre coup-de-poing qui sort en librairie ces jours-ci.
Cinq ans après avoir réalisé L’illusion tranquille, un documentaire choc qui tirait à boulets rouges sur le modèle québécois et démontrait que les programmes universels profitaient davantage à la classe moyenne qu’aux démunis, la cofondatrice du Réseau Liberté Québec (une « indignée » de droite) s’en prend maintenant à l’indolence de ses concitoyens, qui ont abdiqué leurs responsabilités et remplacé l’Église par l’État.
« Sournoisement, insidieusement, cet État-parent, incubateur de citoyens-enfants, s’est inséré petit à petit dans l’espace privé des individus, écrit-elle.
« De la naissance jusqu’à notre dernier souffle, l’État est là, tel un parent inconditionnellement dévoué. L’État s’ingère partout et est devenu l’instance du premier recours en toute circonstance… »
LE DÉCLIN TRANQUILLE
Jusqu’aux entreprises qui ne peuvent rien faire sans l’implication directe de l’État.
« Le Québec est le champion canadien de l’aide aux entreprises avec 134 programmes, déplore l’auteure. Avec sa moyenne de 3,6 milliards de dollars par année pour soutenir les entreprises québécoises, il s’agit du double de la somme versée par le gouvernement de l’Ontario. »
Pour Joanne Marcotte, le Québec changera seulement lorsque les Québécois mettront fin à cette culture morbide et stérile de la dépendance.
La prochaine révolution devra se passer dans nos têtes. Tant que nous continuerons de demander à l’État de régler tous nos problèmes et de nous prendre en charge du berceau au tombeau, la société québécoise n’ira nulle part.
Pire : elle sera condamnée à un déclin tranquille.
LE SYSTÈME EST ROI
Prenez le dossier de la langue : au lieu de nous tenir debout devant les commerçants unilingues anglophones et d’exiger d’être servis dans notre langue, nous demandons au gouvernement de régler ce problème pour nous !
Pourquoi ?
Idem pour la santé et l’éducation, les deux chantiers les plus importants de l’heure.
Pourquoi toujours s’en remettre « aux grands architectes constructivistes » et autres « savants bureaucrates » qui « pilotent tout d’en haut », au lieu de faire confiance aux « gens de la base » et aux « artisans », qui, eux, savent ce qui marche ou pas ?
Pourquoi toujours privilégier le système au détriment des individus ?
AGIR
« Le citoyen doit retrouver sa liberté, croit Joanne Marcotte : de choisir, d’entreprendre, de reprendre en main sa destinée. Il devra se réapproprier ses responsabilités. »
Ce qui est admirable, chez Joanne Marcotte, est que cette citoyenne militante ne se contente pas de parler : elle agit.
Elle n’a pas attendu de recevoir une subvention pour produire et réaliser L’illusion tranquille : elle l’a fait avec son propre argent.
Même chose pour son manifeste : elle l’a édité elle-même.
Plus il y aura de Joanne Marcotte, au Québec, mieux notre société se portera…
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